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11/25/2012

Kevin Fafournoux: motion designer, graphiste (version française)

Aujourd'hui je vous présente un graphiste motion designer, diplômé des Beaux-Arts de Bruxelles, Kevin Fafournoux. Il avait beaucoup d'années d'expérience dans le milieu du graphisme, avant de se spécialiser dans sa nouvelle passion, le motion design. Il a récemment réalisé une vidéo intitulée "Chaque jour en France", qui a été publiée sur le blog de Geoffrey Dorne graphism.fr. Il fait partie de ceux qui aiment diffuser une information didactique, de manière dynamique et amusante. Son style montre que l'on peut faire quelque chose d'élaboré avec simplicité, tout en ayant quelques détails presque imperceptibles qui nous font sourire. Je le remercie d'avoir accepté de partager son univers avec nous.
. Qu'est ce qui vous a amené vers le "motion design" ?
C'est après un parcours de graphiste print (Baccalauréat Professionnel et BTS Communication Visuelle) que j'ai décidé de m'y lancer. J'ai toujours été intéressé par le motion, aussi bien pour voir des formes bouger ou animer des personnages. Comme c'est très technique, j'avais besoin d'une formation. Je pense toutefois que le motion design n'est pas dissociable du graphisme classique, il est donc important de savoir composer une image (composition, couleurs, typographie etc...) avant de se lancer dans son animation.

. Comment décrivez-vous votre style ?
J'ai toujours eu du mal à répondre à ce genre de questions puisqu'il est difficile de se définir soi même. Toujours est-il que mes proches associent à ma personnalité un style plutôt naïf, ludique, vivant et légèrement sensible. J'aime bien réaliser des illustrations au crayon plutôt tremblant mais je préfère par dessus tout l'illustration vectorielle avec un design plus travaillé, plus carré.
 

. Quels artistes vous inspirent le plus ?
Je suis incapable de répondre à cette question tant la liste est longue et exhaustive. Je passe une heure de mon temps chaque matin à éplucher les blogs qui relaient le meilleur de la création, comme : motiongrapher, AA13, MotionGraphics... Je trouve donc chaque jour des pépites que je m'empresse de rajouter dans mes favoris : ) Je vais aussi régulièrement sur les sites des agences et studios qui, à mon sens alimentent le motion design avec un très bon niveau : MK12, BUCK, MILL.


. Qu'est ce qui vous a poussé à faire la vidéo "Tout s'achète" faisant référence au film et livre 99francs ? 
Il s'agit là de mon premier "motion design". Il fallait que je choisisse un bout de dialogue de 30 secondes. C'est assez naturellement que j'ai choisi celui de 99francs, un film que j'apprécie beaucoup. J'ai passé plusieurs mois dans la direction artistique des agences publicitaires DDB LYON et PARIS, c'était donc une sorte de clin d'oeil à ce que j'ai pu vivre et voir.
Pour l'anecdote, j'avais réalisé en BTS un bout de ce même dialogue, alors que je n'y connaissais rien du tout en motion, le tout sur flash ! Avec du recul, le rendu n'était pas top, j'ai donc décidé de le refaire pour l'améliorer. Il s'agissait là de mon tout premier "vrai motion design."

4/20/2012

Cyril Cagaro: motion designer (version française)

Cyril Cagaro est un graphiste et motion designer français qui a récemment déménagé à Montréal. Il est un free-lance et un directeur artistique travaillant pour des agences:EO Prod, Publicis... ou directement avec des clients comme : Arte, LG, Bouygues, Biennale de Lyon...
Sans doute, comme vous, j'ai découvert Cyril grâce à sa vidéo « Since… » réalisée avec son partenaire Arnaud Laffond. Cette vidéo illustre rapidement l'évolution de la com. Leur but était de partager nos vœux pour la nouvelle année 2012 en montrant qu'il n'y avait pas qu'une, mais plusieurs façons de le faire. Toujours est t’il que sa petite promotion personnelle a bien fonctionné, bien joué !
Aujourd'hui vous pouvez découvrir le reste de son univers hyperactif, coloré, abondant, aux transitions rapides dans la suite de cette interview. Son travail reste très varié mais inscrit dans les tendances visuelles actuelles.
Je le remercie de sa participation.
. Qu’est ce qui vous a amené vers le motion design ? 
Disons que c'est un long parcours. Quand j'étais plus jeune et qu'on me demandais ce que je voulais faire plus tard (sur la petite fiche de présentation en début d'année scolaire), je marquais toujours dessinateur de BD. Je prenais des cours de dessins et d'animation après l'école. C'était un niveau débutant, mais je pense avoir acquis de bonnes bases grâce à ça. Après une 2nde technique plutôt loupée (moyenne obtenue grâce à l'option arts appliqués), je me suis orienté vers un CAP et un bac Pro dans le secteur du graphisme. Durant ces 4 années, j'ai beaucoup dessiné tout en apprenant les logiciels Photoshop et Illustrator. J'ai appris Flash en autodidacte pour rendre un rapport de stage interactif. Je pense que c'est
à ce moment la que le goût pour l'animation graphique m'a pris. Apres cela, je suis allé en BTS communication visuelle pour élargir mes compétences et connaissances dans ce milieu. Je me souviens que dans tous les sujets de cours, je m'orientais vers un sujet vidéo dès que j'en avais la possibilité. Je trouvais qu'il y avait une autre dimension de communication de part l'image, la musique et le mouvement. Je me souviens avoir eu plus de mal pour m'exprimer sur les sujets d'éditions, web et photos. Mon professeur d'infographie aimant bien mes videos m'a proposé un stage ou j'ai pu faire un clip musical en animation, entièrement réalisé sur Flash. Je me suis vite rendu compte des limites du logiciel pour du format vidéo, j'ai donc commencé à apprendre After Effects (autodidacte), durant mon CDI en tant que webdesigner. J'ai quitté ce job, qui ne me correspondait pas,
pour me mettre à mon compte dans le motion design.

. Quelle est votre définition du graphisme ? 

Partir de quelque chose de banal ou inexistant pour le rendre agréable au regard. Je pense que le graphisme est présent partout, comme par exemple la disposition des aliments dans une assiette : des couleurs bien choisies et une belle composition donneront de la crédibilité à votre plat, ainsi qu'à sa saveur. Pour un magazine ou un site, c'est un peu la même chose. Une belle présentation donnera envie à l'utilisateur de rester. Si le contenu
est bien, le tour est joué, mais ça, ce n'est plus mon domaine.
. Comment travaillez vous ? 
C'est assez aléatoire. Je travaille souvent depuis chez moi. Sur certains projets, je vais directement travailler dans la boîte. On va dire que je suis assez libre et je suis assez loin de la routine metro boulot dodo. J'aime travailler en équipe, car tout seul, c'est parfois difficile de se motiver. Quand j'ai un projet urgent à rendre, je peux parfois faire des semaines intensives, mais je sais qu'après ça, je me laisse du temps pour retrouver une vie sociale. Je pense qu'il est important de faire des projets créatifs et libres à côté, car les projets professionnels ne sont pas forcément représentatifs des capacités du motion designer (tout dépend du client). Les projets créatifs vous permettent de mieux vous vendre et d'instaurer un style graphique. Si les clients viennent vous voir pour votre style et non juste la technique, alors vous avez gagné. Sinon, pour un projet, en général, ca se passe comme ça : Contact, Brief de la demande, devis, recherches graphiques, story board, animation, montage. Et souvent comme ça aussi : Contact, brief de la commande, devis.

. Avez-vous une influence particulière ? 
Je regarde beaucoup les génériques graphiques de films (Catch me if you can, Rock n Rolla, Juno, Kiss kiss bang bang, Thank you for smoking etc, etc, etc). Je crois que c'est un peu mon but dans la vie : faire un générique de film. Sinon, je regarde beaucoup les showreels de grosses agences, comme Buck ou The Mill. Mais je préfère avant tout les travaux de petites boîtes ou indépendants, qui avec peu de moyens et beaucoup de temps de travail réalisent des projets très interessants. Ce sont ces gens là qui me donnent envie de créer de nouvelles vidéos. J'adore le parcours du groupe musical OK GO : tous leurs clips sont extremement créatifs et nécessitent de réelles performances. Je peux voir dans leurs projets un travail d'équipe créatif et original! Certaines publicités sont également des références certaines, comme par exemple la série Sony Bravia. Je farfouille également beaucoup sur Vimeo et les blogs pour trouver les petites perles. Sinon, il arrive souvent qu'une musique me donne une idée particulière pour une vidéo.

. Quelles sont selon vous, les bases d'une "motion" vidéo efficace ? 

1/31/2012

Emanuel Cohen: graphiste, designer (version française)


La première production que j'ai vue de ce graphiste était cette vidéo reprenant un monologue du film "À Bout De Souffle". Puis récemment, un packaging a attiré mon attention sur etape.com. Voici ce que je savais avant son interview :
Il est canadien (MONTRÉAL), donc il parle le Français et l’Anglais : ° Il est jeune diplômé d'une des écoles les plus réputées de son pays, UQAM | Université du Québec à Montréal. Il a été embauché pas l'agence Paprika, une firme de design graphique et de stratégie fondée en 1991 . Il est bon en web design (pour son site perso), pour une personne orientée dans le print. Il fait des packagings très sophistiqués pour être vendu dans des grandes surfaces, c'est bien dommage !
Et voici ce que l'on peut savoir sur lui grâce à cette interview. Merci de ses réponses.
. Qu’est ce qui vous a amené vers le design graphique ?
Je ne sais pas si on peut parler de prédisposition, mais ayant mes deux parents eux-mêmes impliqués dans des domaines connexes au design graphique, je ne peux pas dire qu'il y avait du brouillard sur mon chemin. J'ai toujours dessiné, griffonné et esquissé, même étant enfant. En repassant à travers certains de mes cahiers de cours de l'école secondaire (lycée), on retrouve toutes sortes de choses, des lettres, des portraits, des perspectives, tout sauf les notes de cours que j'étais supposé prendre à cette époque. En entrant au CEGEP (équivalent de la 1e et terminal en France), je me suis orienté vers un programme de communications assez vaste, c'est-à-dire que j'ai pu toucher à de divers médiums tels la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, et finalement le design, qui à ce niveau-là était encore plutôt général. Étant la matière qui m'a le plus stimulé, je me suis donc dirigé vers le baccalauréat en design et arts informatiques de l'Université Concordia, et ensuite le baccalauréat en design graphique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), d'où j'ai gradué en 2011.

. Quelle importance accordez-vous à la typo dans un projet ?
Toute. La typo est comme le câblage qui vient faire le lien entre un message à communiqué et un auditoire. La typo apporte une "couleur", une "atmosphère" aux mots, c'est donc ce qui détermine si un message est attrayant, captivant et intéressant. Je pense que cela s'applique tant aux projets publicitaires qu'aux projets de nature éditoriale, dans lesquels la typo est d'une importance capitale : lisibilité, hiérarchie, rythme, et bien sûr elle vient mettre l'accent sur toute la rigueur graphique d'un projet.
. Lorsque vous intervenez sur un message, souhaitez vous lui apportez un certain style qui vous caractérise ou, au contraire, tentez-vous d'être aussi transparent que possible ?
Je ne pense pas que le style est quelque chose d'artificiel, dans le sens où "j'applique mon style", cela voudrait dire qu'on évolue pas et qu'on ne s'enrichit pas. Je n'entend pas par évoluer et enrichir d'être à l'affut des tendances et de les suivre, il y a une légère nuance. Mon approche est plutôt de questionner se qui me sors naturellement, ce que je maitrise, de m'autobousculer et de faire en sorte de ne jamais être trop ou totalement à l'aise avec ce que je fais. J'essaye d'éviter les mêmes recettes pour laisser plus de place à l'expérimentation, donc au progrès. 

. Quelles sont, d’après-vous, les principales différences entre un travail pour le milieu culturel/institutionnel et un travail plus commercial au Canada ?
Parlant d'expérimentation, je pense que c'est un peu le cas pour tout le monde, quand on parle de commercial, il y toujours moins de place pour l'expérimentation, plus de rigidité, etc., les clients commerciaux ne sont pas tous nécessairement comme ça, mais disons que c'est une tendance. Cependant, ce n'est pas une excuse pour se mettre des barrières, il y a toujours moyen de faire des projets corporatifs de haut niveau, c'est d'ailleurs une qualité de pouvoir atteindre de bons résultats avec des projets qui semblent peu stimulants à premier abord. Forcément, les projets de nature culturelle sont souvent plus intéressants dans le sens ou l'approche créative est beaucoup plus libre, mais malgré ça, rien n'est magique.

. Y a-t-il quelque chose de spécial pour vous dans le design graphique Canadien ?
 Je pense qu'il a beaucoup de talent au Québec, on y compte de nombreuses firmes reconnues mondialement dont Paprika et Sidlee, de nombreux individuels ayant travaillé sur de gros mandats internationaux. Même au niveau académique, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) à une excellente réputation pour son programme de design graphique qui accueille chaque année des étudiants européens, j'en ai d'ailleurs côtoyé plusieurs durant mon parcours. Il y a également de très bonnes firmes à Toronto et Vancouver, mais c'est un terrain que je ne connais pas trop.
. Quelle production du monde du design graphique donneriez-vous comme exemple de travail réussi ?
Il y en a… L'identité de Swissair.

12/16/2011

L'équipe Konbini: website interview (version française)

Pour l'origine, le nom konbini est Japonais コンビニ de l'anglais "convenience store" c'est un commerce ouvert 24h/24 et 7j/7. Ce Konbini à été élaboré en 2008 par Lucie Beudet et David Creuzot ex membre de La Chose. Pour les novices, c'est une plate-forme de divertissement interactive. En gros, le but est de faire de la pub innovatrice et plus créative. Toujours est-il que le site est une ressource documentaire intéressante, car ils proposent une web TV, un blog, des magazines comment :
. 5 Min Après le film, cornique de film
. Charlie's treatment, cornique de "mode"…
Ce site s'adresse principalement aux jeunes urbains et ils regroupement des créatifs entreprenant et innovant, qui sévissent dans le domaine du web "digital".
Voici une petite introduction de David Creuzot, piocher sur strategies.fr pour présenter rapidement leurs principes "Notre conviction, qui n'est pas partagée par tout le marché, est qu'il faut privilégier les contenus et d'abord intéresser une cible - en l'espèce les jeunes - avec des divertissements de qualités. Cela implique que les marques soient moins intrusives et n'interviennent pas dans la conception des contenus au risque d'en diminuer l'attraction, mais qu'elles apparaissent en parallèle du contenu. La publicité sur les programmes devient un produit dérivé du programme."
Dans la suite de cet article David Creuzot nous délivre d'autre information. Merci à lui.
. Quels étaient vos premiers programme ?
Notre premier programme était orchestré par l'artiste gonzales. Un programme dans lequel il montrait l'absurdité de la promotion dans la presse musicale. Avec une voix Off, il commentait ses propres interviews. Le dernier épisode était un fake mais chuut. 
On stage with avec jojo et brice était une émission très drôle dans laquelle nos animateurs avaient des cameras sur la tête pour nous faire vivre les concerts de l'intérieur. Une émission qui nous a permis de faire découvrir une bonne partie de la nouvelle scène indé et electro. 

. Comment votre travail a t'il évolué depuis ?
Nous n'avons pas le monopole des images. Nous recherchons à produire des nouvelles choses plus authentiques et sans formats. Le programme le plus representatif de cette évolution est auto interview. Un programme où les artistes se mettent en scene eux mêmes. C'est finalement leur créativité qui est jugée. Nous ne faisons que le montage. 

. J'ai l'impression que vous engendré une quantité énorme de travail et de référencement sur votre site, quel est votre secret ?
Les réseaux sociaux sont pour nous le principal outils d'indexation de nos contenus dans les moteurs de recherche. Notre community management est notre petit secret ;)

. Quel genre de choses attire votre attention ?
La personnalité, l'authenticité et la modernité.

. Vous fixez-vous des règles dans votre équipe ?
Il faut toujours tenter avant de dire que ce n'est pas possible. 

. Y a t il quelque chose dont vous soyez spécialement fier ?
Le succes international de charlie le mindu auquel nous avons contribué mais aussi les nombreuses images exclusives que nous avons d'ed banger et d'autres. Nous participons a l'histoire d'une époque et d'une génération. 

. Quel est votre définition du graphisme ?
Le graphisme de Konbini nous permet d'orienter le regard sur nos programmes. Il pose aussi notre identité. On reconnait Konbini en un coup d'oeil. C'est notre signature. 

12/11/2011

Christophe Blanc: Je suis super, non pas moi mais lui, designer (version française)

Je suis Super, mais pas tout le temps. Qui suis-je alors ? Un super-héros désenchanté, rebelle, désorienté…? Ce super-héros nommé "SUPER" est animé par Christophe Blanc avec Jean François Oliver, depuis trois ans. 
La puissance de SUPER est un peu "maladroite" et très décalée, mais on lui pardonne, c'est pour une bonne cause : la justice… Malheureusement son combat est perdu d'avance, en effet, il est rouge comme le sang. Puis finalement dans cette série, n'avons-nous pas une petite analyse, et critique de notre société !? SUPER, l'hommage aux super-héros américain ou/et à Don Quichotte.
En ce moment vous pouvez découvrir SUPER à la galerie Jean Marc Thévenet, rue de montmorency Paris 3° (plus d'information sur le foyer dans l'article)
. Quel a été votre parcours ?
Je crois que je me suis jeté dans la création graphique comme d'autres se jettent a la mer ;
adolescent, je me dirigais plutôt vers une carriere sportive limite militaire, j'étais trés physique et trop plein d'énergie ou de sucre! mais à cause de mon petit gabarit et de certaines mauvaises rencontres les portes du monde des corps se sont fermées les unes derrières les autres. Je me suis donc inscrit à l'école des beaux arts de Toulouse un peu par colère et un peu par convalescence. Finalement çà m'a plus, j'ai ensuite fais le choix de l'option "communication" où j'ai commencé à pratiquer intensément le dessin et la vidéo, avec la sangria aussi.
Cette vidéo "chien animal musical" est la toute première que j'ai réalisée , sur un vieux banc de montage analogique : http://www.dailymotion.com/video/xb6ah_chien_creation
et celle là une des vidéos de mon diplôme de fin d'année, la ressemblance avec John Wayne est saisissante... http://www.dailymotion.com/video/xb6bz_cowboy-subliminal_animals

. Vos objectifs en termes de création ? 
Actuellement je travaille beaucoup sur le projet "je suis SUPER" , c'est a l'origine un projet de dessin animé que je développe sur internet avec le musicien Jean-François Oliver. C'est un projet sur un super-héro qui fait la justice : SUPER , c'est trés basique et çà parle vite à tout le monde, ce qui nous permet de tester pas mal de trucs autour du projet par exemple des installations, des disques, des t-shirts, des  frisbees etc...
D'ailleurs le 14 décembre a Paris je présente une exposition graphique autour de SUPER ; "SUPER et les santons de la providence", avec des dessins des affiches des peintures et des santons en terre peintes... actuellement nous travaillons sur une série de jeux vidéos pour Smartphone et parallèlement sur une comédie musicale avec un orchestre de bal.
. Quelles ont été les rencontres qui ont changés votre perception du graphisme ?
Un des premiers déclics c'est le dessinateur Cabu, qui dessinait a l'époque dans une émission pour enfant, il faisait des sortes de jeux où il fallait deviner la fin de son dessin ou quelque chose comme çà, dans cette séquence par exemple on voit bien la finesse du trait et du propos ainsi que la perversion de Cabu qui est quand même encore aujourd'hui un dessinateur de gauche...: (voir à partir de 2 minutes) http://www.dailymotion.com/video/x2okvs_recre-a2-emission_family, tout petit c'était mon rêve! Même sa coiffure ne me choquait pas ! J'étais aveuglé. Ensuite j'ai eu une grande période où je ne m'intéressais qu'aux pochettes d'iron maiden et aux magazines de montain bike, heureusement je me suis foulé une cheville et je suis tombé sur le Monty Python's Flying Circus à la télé, j'étais totalement scotché par les animations de terry guilliam, ensuite j'ai découvert le Dernier Cri (http://www.lederniercri.org/)  et pleins d'auteurs et de structures indépendantes, çà m'a beaucoup marqué (pierre lapolice, jean Lecointre, Cizo, lilian Ledoubre...)

. Y a t il quelque chose dont vous soyez spécialement fier ?

11/29/2011

Matali Crasset: interview d'une designer (version française)

Pourquoi ne pas mettre designer au féminin ? Elles le méritent bien… Dans tout les cas, voici une designeuce qui ne connait pas de limite.
Matali Crasset, souvent graphiée matali crasset est aussi appelée Nathalie Crasset. Vous connaissez certainement bien sont parcours et sa renommée, en effet, il y a déjà de nombreux sites qui parlent d'elle. Aujourd'hui, c'est elle qui nous parle tout particulièrement de la signalétique réalisée en Juin dernier pour l'Abbaye de Fontevraud (un article à déjà été publié ici). Cette signalétique recherche paradoxalement à dérouter et à perdre le visiteur. Alors, laissez-vous guider par ses explications. 
Je la remercie, de nouveau, du temps qu'elle a su trouver pour me répondre, même si je soupçonne son "care of" d'avoir répondu en partie ; ) Ce qui est plutôt logique vu son emploi du temps de designer.

. Quels étaient vos premiers projets ? 
Ce que je considère comme mon premier projet, c'est mon projet de diplôme, la Trilogie Domestique. J'ai ensuite travaillé avec Philippe Starck sur des projets électroniques pour le projet Thomson multimédia pendant cinq ans. 
. Pourquoi avez vous choisi de travailler sur le projet de l'abbaye de Fontevraud ? Que retenez-vous de cette collaboration ? Dans quel but avez vous créé cette signalétique ? Pour vous, quels sont les enjeux de l'abbaye ?
C'est un projet public, pour lequel il y a eu  bien évidemment une consultation. Je répond assez rarement à des concours  mais c'est la seule manière pour intervenir dans des espaces publics.
Le rapport entre patrimoine et création contemporaine m'intéresse aussi. L'an dernier j'avais réalisé pour la cathédrale Saint Bénigne de Dijon un ensemble de lustres et j'ai trouvé cette tension très intéressante, ce rapport entre le patrimoine et porter un autre regard.
C'est la première fois que j'interviens pour une signalétique.
Le projet se développe autour de l'idée de lignes, de faisceaux qui se séparent et se rejoignent, des lignes comme autant de prolongements, d'informations, de directions, à la disposition des visiteurs.
Ces éléments proposent de mettre en scène la promenade et la visite, laissant le visiteur suivre certaines directions plus que d'autres, ou choisir de prendre le temps de lire ou de chercher une information spécifique. Cette ligne, dans l'idée de ne pas faire de la signalétique un dispositif envahissant et indispensable, apparaît ou pas selon les lieux, comme un pointillé, elle se déplace dans le site, se pose sur des bâtiments, souligne les contours des passages entre les quartiers. Elle se décolle des murs pour créer un pli dans lequel on dispose les informations appropriées : directions, enseignes, identité des quartiers, informations sur les animations... Le choix des matériaux, essentiellement de l'aluminium brut, coloré selon les quartiers, permet aux éléments de la signalétique de ne pas être en contraste avec l'architecture et fait que l'intervention, à la façon d'un surlig- nage, donne de la visibilité et de la lisibilité aux directions et informations principales.
D'autre info sur le blog.matalicrasset.com

. Quels sont vos projets d'avenir ?
Je viens d'achever avec mes partenaires privilégiés que sont Patrick Elouarghi et Philippe Chapelet, l'hôtel HI matic à Paris après la Dar Hi à Nefta dans le sud du désert tunisien. Je travaille sur des projets d'échelle et de nature très variés. C'est une chance que je me donne: de réfléchir à une collection de joaillerie pour Le Buisson par exemple ou travailler pour des éditeurs de mobilier comme Campeggi ou Danese, ou des structures plus artisanales avec une savoir faire exceptionnel comme Domeau & Pérès. Je suis entrain d'achever une villa sur la Côte d'Azur, un hotel est en cours également. Le projet du Vent des forêts se poursuit, la deuxième maison sylvestre sera en place en 2012. Les éditions Rizzoli publieront au printemps une monographie sur mon travail. Il ya aussi des projets d'exposition, la scénographie pour le salon d'art contemporain de Montrouge…

11/20/2011

Laurent Bazart: illustrateur (version française)

Le légo digital a la folie des grandeurs avec Laurent Bazart de Nancy. Il assemble des petits carrés lo-fi pour raconter des histoires, dans un microcosme abondant, dynamique et infini, tout comme notre univers. Ces illustrations rapellent l'imagerie de notre jeunesse et répondent à la même logique de construction d'Eboy.
Ces images m’ont été fournies tout spécialement par Laurent Bazart, et je l'en remercie. De plus je sais de source sûre qu'un renouvellement des illustrations présentes sur le blog de cet artiste, devrait avoir lieu prochainement : affaire à suivre !!!
. Comment vous êtes fait vous connaître ?
Tout a commencé en 2003 avec Christophe Bouillet (l'éditeur Automne 67) alors directeur artistique de la revue SVM Mac. C'est le premier à m'avoir fait confiance et grâce à cette visibilité, j'ai pu ensuite travailler pour les quotidiens Libération et Le Monde. Actuellement je travaille régulièrement pour les Inrockuptibles et ponctuellement pour la revue Spirou.

. Vous avez une influence particulière, en plus du pixel art?
La musique est partie prenante de mon processus de création. J'écoute énormément de musique électronique, avec une préférence pour des artistes comme Legowelt et Arpanet.
En graphisme, ma référence préférée est le travail du génial berlinois Henning Wagenbreth qui mériterait d'être mieux connu en France.


. Avez-vous une idée de publication de livre, ou BD, ou cela est t'il déjà fait ?

Je me concentre sur la presse et mes commandes avec Illustrissimo pour le moment.

. Que veulent dire ces caractères, sur votre blog ?
        どうもありがとう  
       ミスター・ロボット
Cela se prononce "doumo arigatou misutaa roboto" et ça signifie "merci beaucoup, monsieur robot", c'est une référence au tube kitschissime du même nom sorti en 1983 par le groupe américain Styx et reprit récemment par le groupe japonais Polysics. Ce qui fait parfaitement office d'épigraphe sur mon blog.

11/15/2011

Vincent Perrottet: designer, poster, en video (version française)

Vincent Perrotter : graphiste engagé, enseignant, directeur artistique, ancien membre du collectif Grapus. Il nous raconte une petite partie de son histoire dans cette vidéo.
L'interview vidéo,  question/réponse :




Lien d'autre interview réaliser par étapes. 
Exposition Müller Bröckmann à Chaumont avec Vincent Perrottet 

5/30/2011

L'abbaye de Fontevraud : atelier/workshop


Atelier/workshop sonore et de motion design, en résidence au centre culturel de l'Abbaye de Fontevraud, avec les étudiants en BTS communication visuelle option multimédia du Lycée l'initiative. Clip ou une série de clips promotionnels montrant la diversité de l'offre culturelle et touristique de l'Abbaye.

. Production, création, réalisation, montage par, ElodyCy
. Production, création, réalisation, montage par, Kevin Elies



Une autre production :  
"Welcome to Fontevraud" par Francis Cutter & Vincent Nguyen

Sujet : Clips promotionnels, d'élève de l'ENSAD montrant la diversité de l'offre du centre culturel de l'Abbaye de Fontevraud, ( Centre Culturel de l'ouest CCO )

 . Avez-vous eu un contact avec le directeur de l'abbaye pour l'élaboration de cette vidéo ?
Vincent Nguyen : Oui, en réalité c'est par le biais d'un des professeurs de l'ensad: Sebastien Landenbach et Florence Mihaille qui connaisent très bien l'abbaye pour avoir été résidents/réalisateurs la bas et qui ont proposé à plusieurs élèves de l'ensad de créer des films de présentation pour l'abbaye par l'initiative de Xavier Kawa-Topor, responsable du développement culturel de l'Abbaye.