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4/20/2012

Cyril Cagaro: motion designer (version française)

Cyril Cagaro est un graphiste et motion designer français qui a récemment déménagé à Montréal. Il est un free-lance et un directeur artistique travaillant pour des agences:EO Prod, Publicis... ou directement avec des clients comme : Arte, LG, Bouygues, Biennale de Lyon...
Sans doute, comme vous, j'ai découvert Cyril grâce à sa vidéo « Since… » réalisée avec son partenaire Arnaud Laffond. Cette vidéo illustre rapidement l'évolution de la com. Leur but était de partager nos vœux pour la nouvelle année 2012 en montrant qu'il n'y avait pas qu'une, mais plusieurs façons de le faire. Toujours est t’il que sa petite promotion personnelle a bien fonctionné, bien joué !
Aujourd'hui vous pouvez découvrir le reste de son univers hyperactif, coloré, abondant, aux transitions rapides dans la suite de cette interview. Son travail reste très varié mais inscrit dans les tendances visuelles actuelles.
Je le remercie de sa participation.
. Qu’est ce qui vous a amené vers le motion design ? 
Disons que c'est un long parcours. Quand j'étais plus jeune et qu'on me demandais ce que je voulais faire plus tard (sur la petite fiche de présentation en début d'année scolaire), je marquais toujours dessinateur de BD. Je prenais des cours de dessins et d'animation après l'école. C'était un niveau débutant, mais je pense avoir acquis de bonnes bases grâce à ça. Après une 2nde technique plutôt loupée (moyenne obtenue grâce à l'option arts appliqués), je me suis orienté vers un CAP et un bac Pro dans le secteur du graphisme. Durant ces 4 années, j'ai beaucoup dessiné tout en apprenant les logiciels Photoshop et Illustrator. J'ai appris Flash en autodidacte pour rendre un rapport de stage interactif. Je pense que c'est
à ce moment la que le goût pour l'animation graphique m'a pris. Apres cela, je suis allé en BTS communication visuelle pour élargir mes compétences et connaissances dans ce milieu. Je me souviens que dans tous les sujets de cours, je m'orientais vers un sujet vidéo dès que j'en avais la possibilité. Je trouvais qu'il y avait une autre dimension de communication de part l'image, la musique et le mouvement. Je me souviens avoir eu plus de mal pour m'exprimer sur les sujets d'éditions, web et photos. Mon professeur d'infographie aimant bien mes videos m'a proposé un stage ou j'ai pu faire un clip musical en animation, entièrement réalisé sur Flash. Je me suis vite rendu compte des limites du logiciel pour du format vidéo, j'ai donc commencé à apprendre After Effects (autodidacte), durant mon CDI en tant que webdesigner. J'ai quitté ce job, qui ne me correspondait pas,
pour me mettre à mon compte dans le motion design.

. Quelle est votre définition du graphisme ? 

Partir de quelque chose de banal ou inexistant pour le rendre agréable au regard. Je pense que le graphisme est présent partout, comme par exemple la disposition des aliments dans une assiette : des couleurs bien choisies et une belle composition donneront de la crédibilité à votre plat, ainsi qu'à sa saveur. Pour un magazine ou un site, c'est un peu la même chose. Une belle présentation donnera envie à l'utilisateur de rester. Si le contenu
est bien, le tour est joué, mais ça, ce n'est plus mon domaine.
. Comment travaillez vous ? 
C'est assez aléatoire. Je travaille souvent depuis chez moi. Sur certains projets, je vais directement travailler dans la boîte. On va dire que je suis assez libre et je suis assez loin de la routine metro boulot dodo. J'aime travailler en équipe, car tout seul, c'est parfois difficile de se motiver. Quand j'ai un projet urgent à rendre, je peux parfois faire des semaines intensives, mais je sais qu'après ça, je me laisse du temps pour retrouver une vie sociale. Je pense qu'il est important de faire des projets créatifs et libres à côté, car les projets professionnels ne sont pas forcément représentatifs des capacités du motion designer (tout dépend du client). Les projets créatifs vous permettent de mieux vous vendre et d'instaurer un style graphique. Si les clients viennent vous voir pour votre style et non juste la technique, alors vous avez gagné. Sinon, pour un projet, en général, ca se passe comme ça : Contact, Brief de la demande, devis, recherches graphiques, story board, animation, montage. Et souvent comme ça aussi : Contact, brief de la commande, devis.

. Avez-vous une influence particulière ? 
Je regarde beaucoup les génériques graphiques de films (Catch me if you can, Rock n Rolla, Juno, Kiss kiss bang bang, Thank you for smoking etc, etc, etc). Je crois que c'est un peu mon but dans la vie : faire un générique de film. Sinon, je regarde beaucoup les showreels de grosses agences, comme Buck ou The Mill. Mais je préfère avant tout les travaux de petites boîtes ou indépendants, qui avec peu de moyens et beaucoup de temps de travail réalisent des projets très interessants. Ce sont ces gens là qui me donnent envie de créer de nouvelles vidéos. J'adore le parcours du groupe musical OK GO : tous leurs clips sont extremement créatifs et nécessitent de réelles performances. Je peux voir dans leurs projets un travail d'équipe créatif et original! Certaines publicités sont également des références certaines, comme par exemple la série Sony Bravia. Je farfouille également beaucoup sur Vimeo et les blogs pour trouver les petites perles. Sinon, il arrive souvent qu'une musique me donne une idée particulière pour une vidéo.

. Quelles sont selon vous, les bases d'une "motion" vidéo efficace ? 

2/05/2012

Amelie Chabannes: artiste (version française)

Faisons de nouveau la promotion d'une artiste française qui vit à l'étranger. Formée à l'ENSAD, Amélie Chabannes est installée à Brooklyn en 2003. Elle expose régulièrement en France quoi qu'il arrive (Fiac, Galerie Hussenot, La Hune Gallery…). Ses thématiques artistiques sont, sans aucun doute, liées en partie à son histoire personnelle et de ses connexions, déconnexions entre plusieurs pays.
C'est un fait, en France les jeunes artistes ont du mal à émerger depuis plusieurs années. Elle a su saisir l’opportunité d'intégrer une des villes actuellement plus "riches" dans l'art comme Londres, San-Francisco pour réaliser ses projets, et elle a la chance d'avoir des mécènes qui la soutiennent.
Elle nous décrit son parcours, ses problématiques et sa façon de travailler dans la suite de cet article, merci de sa participation.

. Quels étaient vos premières créations ? 
Une serie d'installations photographiees et par la suite repertoriees tres précisément dans une serie de dessins, un veritable "cadastre" du projet! on retrouvait  sur papier la topographie, les protagonistes, les objets, l'emplacement de la camera... un releve tres precis des installations et des actions qu'elles impliquaient
. Comment votre travail a t'il évolué depuis ?
Mes recherches se sont immediatement focalisees sur les nombreuses questions entourant la tres vaste notion de l'identitee. Conceptuellement parlant, le travail n'a fait que se resserer autour de ce sujet. En revanche, je n'ai plus produit de photographies depuis cette epoque. J'utilise essentiellement la sculpture, les installations et le dessins.

. Vous vivez à Brooklyn. Pourquoi cette ville ? 

J'ai vecu a Manhattan pendant 2 ans.C'est beaucoup trop "corporated" a mon gout, un environment bien trop lisse et ponctue d'un nombre incalculable de starbucks, etc...  Quand je me suis rendu a Brooklyn pour la premiere fois, j'ai eu un coup de foudre! J'ai su que c'etait la que je voulais m' installer, de plus mon amoureux etait dans le quartier, parfaite coincidence...
Brooklyn reserve des surprises, il y a du mystere et un certain romantisme qui s'en degage . Chaque quartier est un monde a part, Il y a aussi une certaine anarchie urbanistique qui regne et c'est exactement ce que j'aime. vous pouvez y trouver un no man's land colle a un bar bourre de monde. Brooklyn satisfait completement le fantasme cinematographique que j'ai de New York. Et enfin tous les gens dont j'admire le travail sont bases a Brooklyn, so...

. Et comment avez vous fait pour vous installez aux USA ?
J'ai pris mes valises, j'ai quitte la France en un claquement de doigts. J'ai suivit un programme dans une ecole d'art dans un premier temps, puis j'ai eu la chance d'etre assez rapidement represente par une galerie et d'enchainer avec un bon visa.

. Quelles sont vos influences artistique ? 

Une tres longue liste d'artistes auquelle j'ajouterais la geologie, l'archeologie, les atomes, l'espace, les peintures rupestres, le shamanisme et les grands explorateurs! LOL

. Quels sont vos objectifs en termes de création ? 

Que souhaitez vous exprimer ?Aujourd'hui j'aime de plus en plus questionner le processus de production, la pratique d un artiste, sa particularitee, son identité...

. Comment travaillez vous ? 

Tous les jours, en ecoutant des documentaires....

. Avez-vous un secret ? 

Beaucoup et tous inavouables!
http://lifestream.joncronin.net/amelie-chabannes-fragments-galerie-hussenot-p-29202
http://frenchinamerica.wordpress.com/tag/amelie-chabannes/
http://www.fiaf.org/crossingtheline/2011/2011-10-12-amelie-chabannes.shtml
http://overinbrooklyn.blogspot.com/2011/05/amelie-chabannes-fragments-galerie.html
http://www.galeriehussenot.com/spip.php?article1

12/04/2011

Photographe : elodie bourdu/louis dumont/scindy scindia arénales, c'est bien la même personne ?

Aujourd'hui je suis plus modeste, Je vous présente une jeune photographe prometteuse. Cette sur-active de la photo, est pleine d'idées. 
L'un de ses projet en cours s'intitule "Ta blouse, ton blues". À ces quelques mots je saurai lui recommander d'aller pendre des photos de la petite mer bleuâtre des lieux Apple Store ;)

Son profil facebook est chaque jour sur-alimenté de photos qui valent le coup d’œil. Vous pouvez aussi retrouver ses productions sur son compte flickr.

Je ne suis pas une grande pro de la photographie, mais j'aime capter l'intensité d'une ambiance, l'honnêteté du moment, sa poésie avant lassé esthétique. On retrouve cela dans son originalité et je la remercie d'avoir apporté son point de vue sur ce domaine des arts visuels.

. Quel est votre parcours et vos influences ?
Après l'obtention de mon bac S option arts plastiques, j'ai quitté ma Creuse Natale pour barbouiller un peu dans Panam.
J'ai fait une MANAA puis mon Diplôme de Métier d'Art spécialité laque à Olivier de serres (ENSAAMA). Je suis en ce moment en licence pro entreprenariat, création et reprise d'entreprise dans les métiers d'art aux Ateliers de Paris. (j'apprends toute la base pour se mettre à son compte)
Sinon j'ai eu un reflex en milieu-fin de ma terminale. (vive les ex!)
Bordel, c'est difficile de répondre à ces questions ! parcours.. Faut que je parle de mon stage photo dans un theatre etc etc... ? Bref.. Mes influences... Euh.. J'ai une photo de moi toute petite assise sur une chaise en paille avec un grand livre de Monet entre les mains ! 
Je pense que Doisneau a été un déclic pour moi niveau photo.
Depuis j'essaie de découvrir différents artistes, mais c'est vrai que les photographes humanistes (valeurs, la photo comme moyen de passer des messages contre les discriminations, causes etc etc) ou clichés volés (instant, éphémère, hymne à la vie et à l'importance de l'homme) , ou les photographes plasticiens (expérimentations) ou les autoportraitistes (travail sur soi, multiples facettes) sont ceux qui m'intéressent le plus. 
La photo de mode par exemple m'ennuie et je suis pas hyper fana des photomontages (enfin ça dépend). Les gens, la vie, le vrai, le corps, le nu, le temps, les expérimentations,la matière, le flou, le naturel, l'instant, oser... JR, laurence demaison, parkeharrison, diane arbus, jan saudek, jeff cowen, robert mapplethorpe, etc. J'aime suivre aussi le travail de jeunes ou moins jeunes artistes sur FB... Nadia Wicker par exemple et suis très ouverte à découvrir d'autres et encore d'autres, à m'enrichir. 

. Pourriez-vous vous décrire ?
Haha.. Jeune, Rêveuse, Dynamique, les mains dans la Laque et l'oeil dans le viseur, j'aime me servir de mon reflex comme un pinceau.
Mes photos ne sont sans doute pas clean, elles sont brouillantes, bordéliques, elles sont remplies de vie. Et c'est ce que je préfère. Regarder les gens vivre. (et les garder à quelque part dans ma (carte) mémoire)
Beaucoup d'idées, de projets par ci par là dans un cahier ou au fond de ma caboche, je suis ouverte (et même ou bleue), très curieuse, je suis simplement encore une gosse.

12/02/2011

Fabien Barral: interview d'un créatif (version française)


Vous avez sans doute vu dernièrement sur étapes.com un article relatant de ce projet letterpress-calendar, créé par Fabien Barral. Si ce nom ne vous dit rien, vous devez sans doute connaître l'un de ses blog ou site comme graphic exchange ou harmonie interieure. Le fondateur de ces sites propose pour 2012 une nouvelle version de son calendrier typographique baptisé "12 months to understand design & designers", il distingue chaque mois par une couleur et orne ses caractères d'illustrations singulières. 

Après avoir rencontré Fabien, il y a quelques temps, quant j’étais encore étudiante en Auvergne, j'ai été étonnée de le voir travailler sur un PC (j'aime bien rentrer les dans les clichés de graphistes) depuis lui aussi a été contaminé par Mac. J'ai "grandi" graphiquement grâce à la fréquentation quotidienne de ses sites. Aujourd'hui ce créatif indépendant est localisé dans le sud de la France. Cela ne lui empêche pas de travailler pour des clients à l'étranger, l'art n'a pas de frontière. 

C'est bien amicalement qu'il a répondu à ces quelques questions, et je le remercie du temps qu'il m'a accordé.
. J'ai l'impression que vous engendré une quantité énorme de travail et de référencement sur votre blog, quel est votre secret ?
La passion... quand je suis passionné, je fais les choses sans me dire que c'est du temps, si cela rapporte, je le fais c'est tout...

. J'ai remarqué que vous avez travaillé pour une Américaine, Galina Kurlat. Comment avez vous fait administrativement ?
J'ai de nombreux clients à l'étranger, USA, Australie, Pologne, Japon... je travaille actuellement sur l'identité d'un hôtel en Thaïlande... L'important c'est de parler anglais, car les échange par email ne sont pas toujours simple pour bien comprendre un projet, tout est question d'échange ;) Administrativement, ce n'est pas un problème car j'ai créé une SARL, donc je peux vendre des produits et faire des prestations pour des clients étrangers, c'est juste une question de TVA et de tarifs...


. Avez-vous une influence particulière ?
Tous les graphistes talentueux que je publie sur mon blog, mais en particulier ceux qui sont dans la partie "excellence" du blog...

. Comment vous êtes-vous fait vous connaître ?
En faisant tout pour que l'on parle de moi ; ) En mettant des images de mes projets... et du temps, bcp de temps...

. Vos produis se vendent t'ils bien ?
C'est un bon complément de mon activité de création... mais c'est encore la passion qui domine, comme pour le projet www.letterpress-calendar.com, c'est le fait d'avoir une idée et tout faire pour que cela se réalise et que cela soit "rentable"... disons que je ne suis pas riche, mais je fait ce que j'aime...


11/26/2011

Jeanne Verdoux: graphic designer in New York (english version)

Introduction en français: Voici une française "expatriée" qui nous décrit son parcours, ses influences… Jeanne Verdoux est graphiste, artiste et professeur à New York.  Et oui, cette fois-ci l'interview se déroule en anglais. Je ne vais pas vous mentir je compte bien développer ce blog dans ce sens. Mais ne vous inquiétez pas cet anglais est compréhensible. Pour illustrer cette interview elle a fournit une illustration réalisée pour le New York Times (journal que je recommande vivement aux Français, pour sa section art.)  

Jeanne Verdoux is a French graphic designer, artist and professor living in New York. You can see her work at www.jeanneverdoux.com and www.todaysdrawing.blogspot.com Thank you for her participation and to provide me explosif illustrations.

. What's your approach between Contemporary Art and Graphic DesignQuelle est votre relation à l'art et comment appréhendez-vous les rapports entre graphisme et art contemporain ?  
I approach Art and Graphic Design in the same way. I make art as a designer and design as an artist. The only difference for me between art and design is the commissioner: if there is one, it's design, if not, it's art.

. What's your influences and your inspirational? Avez-vous une influence particulière ?  
I have many influences in art, design and cinema. Among others, I admire Saul Steinberg for his brilliant drawings, Louise Bourgeois for her mysterious feminine sculptures and Jacques Tati for his magical humor.

. You live in New York (Brooklyn).  Why did you choose your city?  How you get here? J'ai remarqué que vous vivez à New York. Pourquoi cette ville ? Et comment avez vous fait ?  
I grew up in Paris with parents who read the New Yorker and were cinephiles. This had a big impact on my visual culture. After living in Paris and studying in London, New York seemed the only possible destination. I received the 'Villa Medicis Hors-les-Murs' price in 1999 to come to New York. It allowed me start up my work here.

. How you get famous?  Comment vous êtes fait vous connaître ? 
Friends and collaborators, friends of friends and making new connections in the fields I am interested in. Being active and keeping colleagues informed on my production.
What type of clients are you looking for?  Quel style de clients ou de travail recherchez-vous ?  
Clients who have an understanding of my work and are interested by my commentaries on the world. It can be in any field as long as there is room for creativity. I love working for the New York Times, it's like being a journalist communicating with graphic images instead of words.

11/24/2011

Julien Gachadoat: technologie, processing, graphisme (version française)

Version Française 
Julien Gachadoat, est un touche à tout, qui c'est spécialisé dans Processing. Il est le fondateur du studio de création multimédia 2Roqs. 
Je l'ai rencontré il y a moins d'un an lors d'une master-classe Processing Paris, organisée à La Fonderie de L’Image in Paris (il était un des formateurs avec Christian Delecluse et l'Allemand Hartmut Bohnacker.)
Pour les novices, le processing est un langage de programmation simplifié, créé par Benjamin Fry et Casey Reas, deux artistes américains.  Cette technique est adaptée à la création plastique et graphique interactive. Le logiciel fonctionne sur Mac, PC et Linux, il est basé sur le langage Java. Le logiciel est téléchargeable gratuitement, et une banque de données est accessible à tous sur différent sites.
Au passage voici une application processing simple est sympa pour découvrir le principe mousepathIl y a aussi Google Gravity.
. Quelles sont vos influences ?
Une de mes principales influences a été la scene demomaking au début des années 90. Cet univers m'a permis de découvrir et de m'initier à la création d'animations sur ordinateurs en utilisant du code. Sinon j'ai été beaucoup influencé par le graffiti, je m'intéresse aujourd'hui  plus généralement au design graphique et à la typographie en particulier.

. Quels sont vos objectifs en termes de création ?
Les créations du studio essaient au maximum de mêler participation du public, simplicité d'utilisation tout en leur donnant un sens. Nous poursuivons notamment notre série d'installations typographiques initiée avec Gravity en 2009, qui utilisent en temps réel les messages envoyés depuis des téléphones portables.
. Quels outils/logiciel aimez-vous utiliser ?
J'utilise quotidiennement plusieurs langages de programmation pour les projets que l'on réalise au studio, ces langages étant mes outils principaux de travail et de création. Je reste particulièrement attaché à Processing bien sur, qui reste un outil à la pointe à la fois pour la création interactive et l'enseignement.


. Quel est votre point de vue sur les dernières évolutions numériques ?
Les technologies évoluent très vite, et il est intéressant de noter la place croissante que prennent les projets libres et open-source dans le paysage numérique. Je pense encore une fois à Processing, qui a notamment ouvert la voie à d'autres projets comme Openframeworks ou bien Wiring et Arduino, qui sont devenus des plateformes incontournables dans la création d'oeuvres interactives. On peut citer aussi Firefox pour les navigateurs, qui a réveillé le web dans lequel Internet Explorer l'avait englué.
. Quel est votre secret ?

11/20/2011

Laurent Bazart: illustrateur (version française)

Le légo digital a la folie des grandeurs avec Laurent Bazart de Nancy. Il assemble des petits carrés lo-fi pour raconter des histoires, dans un microcosme abondant, dynamique et infini, tout comme notre univers. Ces illustrations rapellent l'imagerie de notre jeunesse et répondent à la même logique de construction d'Eboy.
Ces images m’ont été fournies tout spécialement par Laurent Bazart, et je l'en remercie. De plus je sais de source sûre qu'un renouvellement des illustrations présentes sur le blog de cet artiste, devrait avoir lieu prochainement : affaire à suivre !!!
. Comment vous êtes fait vous connaître ?
Tout a commencé en 2003 avec Christophe Bouillet (l'éditeur Automne 67) alors directeur artistique de la revue SVM Mac. C'est le premier à m'avoir fait confiance et grâce à cette visibilité, j'ai pu ensuite travailler pour les quotidiens Libération et Le Monde. Actuellement je travaille régulièrement pour les Inrockuptibles et ponctuellement pour la revue Spirou.

. Vous avez une influence particulière, en plus du pixel art?
La musique est partie prenante de mon processus de création. J'écoute énormément de musique électronique, avec une préférence pour des artistes comme Legowelt et Arpanet.
En graphisme, ma référence préférée est le travail du génial berlinois Henning Wagenbreth qui mériterait d'être mieux connu en France.


. Avez-vous une idée de publication de livre, ou BD, ou cela est t'il déjà fait ?

Je me concentre sur la presse et mes commandes avec Illustrissimo pour le moment.

. Que veulent dire ces caractères, sur votre blog ?
        どうもありがとう  
       ミスター・ロボット
Cela se prononce "doumo arigatou misutaa roboto" et ça signifie "merci beaucoup, monsieur robot", c'est une référence au tube kitschissime du même nom sorti en 1983 par le groupe américain Styx et reprit récemment par le groupe japonais Polysics. Ce qui fait parfaitement office d'épigraphe sur mon blog.