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11/25/2012

Kevin Fafournoux: motion designer, graphiste (version française)

Aujourd'hui je vous présente un graphiste motion designer, diplômé des Beaux-Arts de Bruxelles, Kevin Fafournoux. Il avait beaucoup d'années d'expérience dans le milieu du graphisme, avant de se spécialiser dans sa nouvelle passion, le motion design. Il a récemment réalisé une vidéo intitulée "Chaque jour en France", qui a été publiée sur le blog de Geoffrey Dorne graphism.frIl fait partie de ceux qui aiment diffuser une information didactique, de manière dynamique et amusante. Son style montre que l'on peut faire quelque chose d'élaboré avec simplicité, tout en ayant quelques détails presque imperceptibles qui nous font sourire. Je le remercie d'avoir accepté de partager son univers avec nous.
. Qu'est ce qui vous a amené vers le "motion design" ?
C'est après un parcours de graphiste print (Baccalauréat Professionnel et BTS Communication Visuelle) que j'ai décidé de m'y lancer. J'ai toujours été intéressé par le motion, aussi bien pour voir des formes bouger ou animer des personnages. Comme c'est très technique, j'avais besoin d'une formation. Je pense toutefois que le motion design n'est pas dissociable du graphisme classique, il est donc important de savoir composer une image (composition, couleurs, typographie etc...) avant de se lancer dans son animation.

. Comment décrivez-vous votre style ?
J'ai toujours eu du mal à répondre à ce genre de questions puisqu'il est difficile de se définir soi même. Toujours est-il que mes proches associent à ma personnalité un style plutôt naïf, ludique, vivant et légèrement sensible. J'aime bien réaliser des illustrations au crayon plutôt tremblant mais je préfère par dessus tout l'illustration vectorielle avec un design plus travaillé, plus carré.
 

. Quels artistes vous inspirent le plus ?
Je suis incapable de répondre à cette question tant la liste est longue et exhaustive. Je passe une heure de mon temps chaque matin à éplucher les blogs qui relaient le meilleur de la création, comme : motiongrapher, AA13, MotionGraphics... Je trouve donc chaque jour des pépites que je m'empresse de rajouter dans mes favoris : ) Je vais aussi régulièrement sur les sites des agences et studios qui, à mon sens alimentent le motion design avec un très bon niveau : MK12BUCKMILL.


. Qu'est ce qui vous a poussé à faire la vidéo "Tout s'achète" faisant référence au film et livre 99francs 
Il s'agit là de mon premier "motion design". Il fallait que je choisisse un bout de dialogue de 30 secondes. C'est assez naturellement que j'ai choisi celui de 99francs, un film que j'apprécie beaucoup. J'ai passé plusieurs mois dans la direction artistique des agences publicitaires DDB LYON et PARIS, c'était donc une sorte de clin d'oeil à ce que j'ai pu vivre et voir.
Pour l'anecdote, j'avais réalisé en BTS un bout de ce même dialogue, alors que je n'y connaissais rien du tout en motion, le tout sur flash ! Avec du recul, le rendu n'était pas top, j'ai donc décidé de le refaire pour l'améliorer. Il s'agissait là de mon tout premier "vrai motion design."

8/02/2012

Laëtitia Devernay: illustratrice (version française)

Laëtitia Devernay est graphiste qui est tombé dans le domaine de l'illustration. D'ailleurs, elle donne des cours d'illustrations aux enfants.
Elle est diplômée de l'Ecole supérieure des arts déco de Strasbourg et de l'Ecole Olivier de Serres. Elle a été lauréate en 2006 du concours d'illustration Teatrio's International Illustration. En 2010 elle à reçue le Prix de la nouvelle publication CJ Picture Book Festival (événement organisé en Corée du Sud). Plus récemment elle a obtenu un prix au V&A illustration awards, pour son livre The Conductor, publié en 2011, les juges ont décris son travail comme "attrayant" et "méticuleusement exécuté". Avant cela, elle publia son premier livre Diapason en 2010 par les éditions la joie de lire. L'absence de textes dans ses livres nous pousse à l'imagination d'une musique douce. Ses dessins son sobres, raffinés et plein d’élan.
Elle a acceptée de partager et d’écrire son talent et son succès dans cette interview et je la remercie pour cela.
. Pourriez-vous vous décrire ? Et qu'est ce qui vous a amené vers l’illustration?
L'envie de raconter des histoires m'a amené à l'illustration. C'est pourquoi j'ai choisi d'étudier dans l'atelier d'illustration des arts décoratifs de Strasbourg où l’enseignement est ciblé sur la narration. Je me définis en tant qu'auteure illustratrice. Je ne suis pas une grande dessinatrice, je n'ai pas un dessin aisé, mes envies formelles découlent de mes envies de narration et accompagnent toujours l'émotion que je souhaite transmettre dans mes histoires.

. Qu'essayez-vous de transmettre à travers vos images ?
Une astuce à chercher. Je pense mes images comme des dessins d'idées. Je souhaite que mon lecteur soit un lecteur actif. J'essaie toujours de faire appel à mon lecteur pour qu'il reconstitue le sens de l'image. Je veux être discrète et offrir ainsi le plus de liberté possible dans la lecture de mes images, de mes histoires.
. Que pouvez vous dire sur la récompense que vous avez obtenu au V&A Illustration Awards ?
C'est une très jolie récompense. J'en suis très heureuse, émue et honorée ; surtout au vu des précédents lauréats. Et c'est également très important qu'il existe pour l'édition jeunesse des prix comme celui-ci.

. Quelle importance accordez-vous à la connaissance et à la maîtrise des médiums qui gravitent autour du domaine de l'illustration (connaissance des techniques d'impression, du développement informatique, de la photographie...)
Maitriser plusieurs techniques peut permettre une créativité plus large et une réalisation de l'objet livre plus qualitatif : par le choix du papier, de l'impression,... L'histoire, la transmission du sens doivent, bien entendu, rester au cœur du livre, même si le choix de la technique renforce le message de l'album.

. Comment ressentez vous le développement de l'illustration ?

7/22/2012

Andy Singleton: artist, illustrator (english version)

Andy Singleton is a paper artist and illustrator based in Wakefield, England. He studied Animation with Illustration at Manchester Metropolitan University. He has produced work for variety of clients, including the Crafts Council, Liberty, Hermés, Kensington Palace, Seifried and Mack, DDB Australia, The Hepworth and Lazerian, (specific installations, window displays, illustration, brand graphic...) Andy is available for private and commercial projects. Passion and patience is probably the most important point in this work. I feel like this artist is a kind of engineer, because he have those skills: observation, techniques, and good sense for details. I can pass hours to figure at how he create those papers installations. He presented himself and his work, below. Thank you to him.

. What is your approach to life?
If you have an opportunity, take it! Work hard to achieve what you want but never forget to have fun and enjoy life. Travel when you can afford it. Don't live in the past, try to look to the future. 

. How did you get started as an illustrator?
I've always been interested in drawing, even as kid I was into it deeply. I eventually studied Illustration and Animation at Manchester Metropolitan University, but it took me few years to settle after graduating and start taking things seriously. I worked for free a lot on my own projects trying to get the right people to notice me. I was working on big, intricate pieces, like murals and installations, that were hard to ignore. So my practice has grown from more than typical illustration. This approach was really encouraged on my degree course and its one I would encourage for others.

. What is the average number of days that you take to creation your design?
It varies really, I find the two dimensional paper cutting works take longer to realise than the 3D pieces. But there are more stages to the 3D work, which usually takes a couple of prototype model before making the final piece. The 3D paper chickens took 5 days to make from sketch to prototype to final model. The London Cityscape paper cutting I created recently took about a month of solid work to complete. So it depends on what I'm making. 
. What is the best part about your job?
I love being able to come into my studio everyday, get some music on and just make things for myself and for other people. It's exciting to get a new commission and produce a new piece of work and it's usually something really different so its always interesting. Being able to do what you love for a living is amazing.

7/17/2012

Atipo®: design studio and type foundry (english version)


Atipo is small studio located in Gijón in the north of Spain. This studio wanted to make a more personal project that allowed them to develop work from other perspectives, and be able to freely combine all the disciplines they love, such as typography, photography, illustration, video...
Their works, are sophisticate, clear, with a lot off recherche and reference. I hop you will appreciate the font they create. You can download those for free.
I am thankful to their participation.

. Please tell us a bit about your professional background.
Atipo is formed by Raul Garcia and Ismael Gonzalez Pomar. We meet each other during  study in fine art at Salamanca. We are graduate in Graphic Design and Audiovisual. After several years working in different studios, web and branding agencies, we decided (during the middle of a crisis, early in 2010) to implement our project staff. We define ourselves as a multidisciplinary study and we try to profit of all things we love in each of our projects, either through the illustration, video or typeface. These two years have been very intense but very grateful, we have achieved in a short time that our work had been seen in numerous blogs and publications. In addition we have received several prizes: a Laus, a Brand New Award, a European Design Award and five Motiva awards. 
. How did you start designing Bariol type?
There are not many rounded fonts and most of them derived from a non-rounded typefaces. We decided that Bariol were a rounded type from the beginning. The development was long and the structure suffered several modifications. The look now is a mixture of Helvetica with DIN but with an personal air, as well as versatile and highly readable.
FREE FONT: Download Bariol Regular for free by just paying with Tweet. 
. What was the most challenging part in creating Cassannet type ?
Cassannet is a font based on the style of lettering seen on Cassandre posters and the biggest challenge was to collect the spirit of the Art Nouveau style and give a modern look in the same time. We believe it is a type that works well as a display, especially in editorial design but we have seen it working in different ways, such as logo or printed on a poster.

7/04/2012

Genís Carreras: designer and philosophist (english version)

Genís Carreras is based in London, but he is born in Catalonia in 1987. Is become famous with a set of poster, explaining complex philosophical theories. He came up with 24 posters perfectly minimal, during is final major project of his degree in spain. And this is a great example of Infographics (be careful, this is not Data Visualization, because visualization is created by a program that can be applied to many datasets). If you want you can help this young graphic designer to pay the rent, so you can buy some of those posters via Society6Thank you to him, to answer a few questions.

. What’s your life philosophy?
I’d say I’m an existentialist and that’s why I love the arts. When I’m not asking myself the purpose of life I’m more of an hedonist. I'm also an atheist but I think that people are inherently good and a better world is possible. As a designer I’m a rationalist and a reductionist.
. For you, what role does philosophy play in society?
I think philosophy is generally perceived as an old thing, useless an inaccessible for most of the people but the truth is that it shapes our world and defines our direction as individuals and as a society.

. What made you choose to apply to Graphic design?
I guess like most of the designers, we all started drawing and building things as a kid. My dad is a handicraft carpenter and I guess I always wanted to make things with my own hands. I started studying advertising and in that time I felt that I needed something more practical so I quitted. Then I studied audiovisuals and multimedia but was with Graphic Communication where I found what I’m really good at.

. What work do you most enjoying doing?
My favourite job is posters and icon design, especially when I have to boil down an idea or story into a single still image. I like to work with restraints and use the simplest shape in each case, to create a beautiful result but at the same time something useful. For the same reason I also love working on infographics.

. What are the key things that are essential while doing the graphic designing?
For me it’s important to reduce what you’re trying to say into the essential, making sure that your design communicates the message you want and it’s not misleading. It’s also an excuse to create something beautiful, to put a bit of order among all this chaos.

. Where do you go for inspiration? and what artist inspired you?

5/22/2012

Dominique Falla: designer, artist (english version)

Dominique Falla is very busy. She does all most everything: Typography, Web Design, Drawing, Painting, Digital Design, Project Management, Teaching, Writing.... Dominique works in a variety of tactile mediums and combines digital creation with analogue output for exhibition and publication. 
She completed her Bachelor of Art, in Graphic Design, and her Masters of Design. She is now undertaking a Doctorate of Visual Arts (DVA) at Griffith University.  Her doctoral research investigates Tactile Typography, for sure she love type! In 2010, Dominique founded the "We Heart" Collective, in which a group of designer/artists collaborate on group exhibitions with shared common themes. She is also a participating designer/artist in the Flat White Spaces project. Now she is a Creative Director, and she evolve on the Design Convener at Griffith University, and contribute to Desktop Magazine online. She just create Postcards from Rome. 

 
.When creating graphics, what do you feel is the most important aspect: Planning, design or implementation... And why?
With my pieces, planning is very important. I can't really change my mind once something is started so for me the planning is VERY important. Obviously the implementation is what most people get to see, so I would say both of them equally.

.What was your favoite project ?
They are all my favourite project when I start and then I hate them all when I'm doing them and then at the end I either love them or hate them still. It's a very passionate relationship I have with my pieces.

.Where do you go for inspiration? 
I write morning pages every morning in my note book. 3 A4 pages of writing and this taps into my subconscious, which helps me generate ideas. 

.Who is your favourite designer? 
I like anyone who uses unusual materials, so Marian Bantjes and Stefan Sagmeister are the two designers most people would know.

.What are the key things that are essential with typography?
Kerning and letter spacing is the most important. Typeface selection, weight and balance is also important. Matching the personality of the typeface with what the message is saying can help to reinforce the message. A balance of legibility and readability.

.What is the number one thing you would like to tell to new designers?
Do something you love and keep working on personal projects. Submit work for competitions, blogs, build online folios, build your social networks, and keep making new work. If you wait for a client to tell you what to do, you will be very depressed very quickly.

Her new project: Postcards from Rome. 
www.postcardsfromromeproject.com I am fund-raising for a typography workshop in Rome (Italy) and people can participate by requesting I make a postcard artwork for them before May 25. This is run by the School of Visual Arts in New York and one of my typography heroes, Lousie Fili is going to be there. Yay!

4/20/2012

Cyril Cagaro: motion designer (version française)

Cyril Cagaro est un graphiste et motion designer français qui a récemment déménagé à Montréal. Il est un free-lance et un directeur artistique travaillant pour des agences:EO Prod, Publicis... ou directement avec des clients comme : Arte, LG, Bouygues, Biennale de Lyon...
Sans doute, comme vous, j'ai découvert Cyril grâce à sa vidéo « Since… » réalisée avec son partenaire Arnaud Laffond. Cette vidéo illustre rapidement l'évolution de la com. Leur but était de partager nos vœux pour la nouvelle année 2012 en montrant qu'il n'y avait pas qu'une, mais plusieurs façons de le faire. Toujours est t’il que sa petite promotion personnelle a bien fonctionné, bien joué !
Aujourd'hui vous pouvez découvrir le reste de son univers hyperactif, coloré, abondant, aux transitions rapides dans la suite de cette interview. Son travail reste très varié mais inscrit dans les tendances visuelles actuelles.
Je le remercie de sa participation.
. Qu’est ce qui vous a amené vers le motion design ? 
Disons que c'est un long parcours. Quand j'étais plus jeune et qu'on me demandais ce que je voulais faire plus tard (sur la petite fiche de présentation en début d'année scolaire), je marquais toujours dessinateur de BD. Je prenais des cours de dessins et d'animation après l'école. C'était un niveau débutant, mais je pense avoir acquis de bonnes bases grâce à ça. Après une 2nde technique plutôt loupée (moyenne obtenue grâce à l'option arts appliqués), je me suis orienté vers un CAP et un bac Pro dans le secteur du graphisme. Durant ces 4 années, j'ai beaucoup dessiné tout en apprenant les logiciels Photoshop et Illustrator. J'ai appris Flash en autodidacte pour rendre un rapport de stage interactif. Je pense que c'est
à ce moment la que le goût pour l'animation graphique m'a pris. Apres cela, je suis allé en BTS communication visuelle pour élargir mes compétences et connaissances dans ce milieu. Je me souviens que dans tous les sujets de cours, je m'orientais vers un sujet vidéo dès que j'en avais la possibilité. Je trouvais qu'il y avait une autre dimension de communication de part l'image, la musique et le mouvement. Je me souviens avoir eu plus de mal pour m'exprimer sur les sujets d'éditions, web et photos. Mon professeur d'infographie aimant bien mes videos m'a proposé un stage ou j'ai pu faire un clip musical en animation, entièrement réalisé sur Flash. Je me suis vite rendu compte des limites du logiciel pour du format vidéo, j'ai donc commencé à apprendre After Effects (autodidacte), durant mon CDI en tant que webdesigner. J'ai quitté ce job, qui ne me correspondait pas,
pour me mettre à mon compte dans le motion design.

. Quelle est votre définition du graphisme ? 

Partir de quelque chose de banal ou inexistant pour le rendre agréable au regard. Je pense que le graphisme est présent partout, comme par exemple la disposition des aliments dans une assiette : des couleurs bien choisies et une belle composition donneront de la crédibilité à votre plat, ainsi qu'à sa saveur. Pour un magazine ou un site, c'est un peu la même chose. Une belle présentation donnera envie à l'utilisateur de rester. Si le contenu
est bien, le tour est joué, mais ça, ce n'est plus mon domaine.
. Comment travaillez vous ? 
C'est assez aléatoire. Je travaille souvent depuis chez moi. Sur certains projets, je vais directement travailler dans la boîte. On va dire que je suis assez libre et je suis assez loin de la routine metro boulot dodo. J'aime travailler en équipe, car tout seul, c'est parfois difficile de se motiver. Quand j'ai un projet urgent à rendre, je peux parfois faire des semaines intensives, mais je sais qu'après ça, je me laisse du temps pour retrouver une vie sociale. Je pense qu'il est important de faire des projets créatifs et libres à côté, car les projets professionnels ne sont pas forcément représentatifs des capacités du motion designer (tout dépend du client). Les projets créatifs vous permettent de mieux vous vendre et d'instaurer un style graphique. Si les clients viennent vous voir pour votre style et non juste la technique, alors vous avez gagné. Sinon, pour un projet, en général, ca se passe comme ça : Contact, Brief de la demande, devis, recherches graphiques, story board, animation, montage. Et souvent comme ça aussi : Contact, brief de la commande, devis.

. Avez-vous une influence particulière ? 
Je regarde beaucoup les génériques graphiques de films (Catch me if you can, Rock n Rolla, Juno, Kiss kiss bang bang, Thank you for smoking etc, etc, etc). Je crois que c'est un peu mon but dans la vie : faire un générique de film. Sinon, je regarde beaucoup les showreels de grosses agences, comme Buck ou The Mill. Mais je préfère avant tout les travaux de petites boîtes ou indépendants, qui avec peu de moyens et beaucoup de temps de travail réalisent des projets très interessants. Ce sont ces gens là qui me donnent envie de créer de nouvelles vidéos. J'adore le parcours du groupe musical OK GO : tous leurs clips sont extremement créatifs et nécessitent de réelles performances. Je peux voir dans leurs projets un travail d'équipe créatif et original! Certaines publicités sont également des références certaines, comme par exemple la série Sony Bravia. Je farfouille également beaucoup sur Vimeo et les blogs pour trouver les petites perles. Sinon, il arrive souvent qu'une musique me donne une idée particulière pour une vidéo.

. Quelles sont selon vous, les bases d'une "motion" vidéo efficace ? 

2/05/2012

Amelie Chabannes: artiste (version française)

Faisons de nouveau la promotion d'une artiste française qui vit à l'étranger. Formée à l'ENSAD, Amélie Chabannes est installée à Brooklyn en 2003. Elle expose régulièrement en France quoi qu'il arrive (Fiac, Galerie Hussenot, La Hune Gallery…). Ses thématiques artistiques sont, sans aucun doute, liées en partie à son histoire personnelle et de ses connexions, déconnexions entre plusieurs pays.
C'est un fait, en France les jeunes artistes ont du mal à émerger depuis plusieurs années. Elle a su saisir l’opportunité d'intégrer une des villes actuellement plus "riches" dans l'art comme Londres, San-Francisco pour réaliser ses projets, et elle a la chance d'avoir des mécènes qui la soutiennent.
Elle nous décrit son parcours, ses problématiques et sa façon de travailler dans la suite de cet article, merci de sa participation.

. Quels étaient vos premières créations ? 
Une serie d'installations photographiees et par la suite repertoriees tres précisément dans une serie de dessins, un veritable "cadastre" du projet! on retrouvait  sur papier la topographie, les protagonistes, les objets, l'emplacement de la camera... un releve tres precis des installations et des actions qu'elles impliquaient
. Comment votre travail a t'il évolué depuis ?
Mes recherches se sont immediatement focalisees sur les nombreuses questions entourant la tres vaste notion de l'identitee. Conceptuellement parlant, le travail n'a fait que se resserer autour de ce sujet. En revanche, je n'ai plus produit de photographies depuis cette epoque. J'utilise essentiellement la sculpture, les installations et le dessins.

. Vous vivez à Brooklyn. Pourquoi cette ville ? 

J'ai vecu a Manhattan pendant 2 ans.C'est beaucoup trop "corporated" a mon gout, un environment bien trop lisse et ponctue d'un nombre incalculable de starbucks, etc...  Quand je me suis rendu a Brooklyn pour la premiere fois, j'ai eu un coup de foudre! J'ai su que c'etait la que je voulais m' installer, de plus mon amoureux etait dans le quartier, parfaite coincidence...
Brooklyn reserve des surprises, il y a du mystere et un certain romantisme qui s'en degage . Chaque quartier est un monde a part, Il y a aussi une certaine anarchie urbanistique qui regne et c'est exactement ce que j'aime. vous pouvez y trouver un no man's land colle a un bar bourre de monde. Brooklyn satisfait completement le fantasme cinematographique que j'ai de New York. Et enfin tous les gens dont j'admire le travail sont bases a Brooklyn, so...

. Et comment avez vous fait pour vous installez aux USA ?
J'ai pris mes valises, j'ai quitte la France en un claquement de doigts. J'ai suivit un programme dans une ecole d'art dans un premier temps, puis j'ai eu la chance d'etre assez rapidement represente par une galerie et d'enchainer avec un bon visa.

. Quelles sont vos influences artistique ? 

Une tres longue liste d'artistes auquelle j'ajouterais la geologie, l'archeologie, les atomes, l'espace, les peintures rupestres, le shamanisme et les grands explorateurs! LOL

. Quels sont vos objectifs en termes de création ? 

Que souhaitez vous exprimer ?Aujourd'hui j'aime de plus en plus questionner le processus de production, la pratique d un artiste, sa particularitee, son identité...

. Comment travaillez vous ? 

Tous les jours, en ecoutant des documentaires....

. Avez-vous un secret ? 

Beaucoup et tous inavouables!
http://lifestream.joncronin.net/amelie-chabannes-fragments-galerie-hussenot-p-29202
http://frenchinamerica.wordpress.com/tag/amelie-chabannes/
http://www.fiaf.org/crossingtheline/2011/2011-10-12-amelie-chabannes.shtml
http://overinbrooklyn.blogspot.com/2011/05/amelie-chabannes-fragments-galerie.html
http://www.galeriehussenot.com/spip.php?article1

1/21/2012

Stéphanie Deleau: photographe à Brooklyn (version française)

Voici une mère de famille bien active qui poursuit son rêve américain. Elle est passée à travers plusieurs étapes. Aujourd'hui elle se projette dans un concept de photographie qui marche très bien aux USA. A vous de suivre sa petite histoire. Merci pour sa participation.

. Quel a été votre parcours avant d'être au pair aux USA?
Avant d'etre au pair j'ai vecu 15 ans en region parisienne ou j'ai fait mes etudes. Apres mes 3 ans d'etude de marketing et communication, j'ai decide de partir aux etats unis pour perfectionner mon anglais, et je ne suis jamais revenue en france, je suis tombee amoureuse de NY.

. Vous vivez à Brooklyn. Pourquoi cette ville ? Et comment avez vous fait pour vous installez aux USA?
J'adore Brooklyn pour son calme et sa diversite, j'ai vecu 2 ans a Manhattan quand je suis arrivee il y a 15 ans. J'aimais beaucoup car ca bougeait vite, mais je me suis fatiguee tres vite, des que je sortais de chez moi, je me retrouvais nez a nez a des touristes, je ne m;y plaisais plus...je suis donc partie a carroll gardens qui il a 13 ans etait bien plus tranquile et tres italien, apres avoir demenagee 5 fois, de carroll garden, en passant par dumbo, fort greene, clinton hill, je me suis enfin arretee a bed stuy, ou j'ai achete ma maison il y a 4 ans avec mon mari, et ce quartier ne fait que de nous etonner tous les jours.

. La France, un pays qui inspire ?
La france m'inspire beaucoup, il y a 7 ans j'ai passe 1 mois a paris, et je me suis rendue compte a quel point la mode changeait, cela m'a donne l'idee d'ouvrir une boutique a NY et d'importer toutes les marques qui pdt ces annees se developpaient petit a petit, comme Maje, Sandro, April May, Iro...Paris m'inspire aussi beaucoup, jai comme une passion pour ses monuments, en autre la tour eiffel, je ne m'en lasse jamais, je la prend en photo sous tous les angles quand je l'aperçois.


. Avez-vous certaines règles/secret pour vos photos ?
Pour mes photos, j'essaye de captiver une pensee qu'une personne aura, en particulier un enfant, tres souvent ils sont perdus dans leur monde et c'est ce qu'il me plait, je veux essayer de faire ressortir leurs emotions, leur voyage. Je n'aime pas les photos portrait, ou les gens sourient, je prefere la spontaneite. je travaille beaucoup avec les enfants, je m'infiltre dans leur monde, leur chambre avec leurs jeux, et c'est la ou toute la magie se passe...ils sont tellement creatifs ca se voit sur la photo.

. Depuis combien de temps votre "shop" existe t'il ? Comment l'avez-vous fondé ?
Mon shop a existe pendant 5 ans, j'ai beaucoup aime avoir mon propre business, travailler avec la france, j'ai beaucoup appris, mais j'ai beaucoup souffert de la crise, et j'ai prefere tourner une page il y a 2 ans. Depuis je commence une autre vie, je suis maman depuis 6 mois et c'est mon plus grand bonheur. Ma boutique m'a permis de rencontrer des gens formidables, j'ai le contact facile et j'ai adore decouvrir ces femmes qui etaient mes clientes. 

. Quels sont vos projets d'avenir ?
Mes projets pour l'avenir sont de me lancer dans la photo, de developper mon business de kids photography... mon fils est pour le moment mon sujet principal, j'ai peut etre plus de 10000 photos de lui, et il n'a que 6 mois! 


Les liens :


1/01/2012

Cédric Malo, TABAS: illustrator (version française)

Tabas, vient de l’expression argot : «ça tabasse !», qui signifie ça claque, ça tue... Ce pseudonyme est porté par Cedric Malo, qui est la tête de file des graphistes Marseillais (origine Auxerroise). Autodidacte, il s'est formé dans les rues avec le graffiti, il a fait rapidement un BTS. Aujourd'hui, il agit dans le monde de la pub, pour avoir une contre-balance sur des projets plus "modestes" et créatifs, tout cela grâce à ses agents et à son studio "Le bureau de Tabas". Cet illustrateur fait parti des 99% de graphistes qui dessinent avec leurs souris, et des 1% qui utilisent des feutres noir !! 
A la vision de Marseille 2013, ce monsieur est bien actif. Il évite les clichés de la cigale et de la sardine. Il aime créer un équilibre entre passion et vie privée, auto-satisfaction et satisfaction du client... Ce graphiste français, illustrateur et directeur artistique répond à nos questions. Merci à lui. Il y a encore plein de choses à dire sur lui, mais pour éviter la répétition je vous conseille la liste de lien.

. Quelles sont vos objectifs en termes de création ?
Je n'ai pas d'objectif particulier. Si l'on parle de commande, au final, j'essaie d'être aussi satisfait du résultat que mon propre client. Pour les projets plus personnels, le but est de me faire plaisir avant tout. J'essaie tant que possible de produire des choses qui parlent aux gens, souvent à la main, j'y met du sens, mais je n'ai aucune règle pré-établie alors j'improvise.
. Avez-vous une influence particulière ?
Quand j'étais étudiant, internet n'était pas encore répandu. La bibliothèque graphique de l'école au milieu des années 90's, n'avait que deux malheureux livres (Neville Brody et David Carson). Par contre, le graffiti a joué pour moi un rôle marquant, un grosse claque. 
Aujourd'hui, de manière générale les gens, mes voyages et ma vie quotidienne influencent mon travail. Je m'intêresse plutôt à la sieste, le jardinage et l'art contemporain, mais de moins en moins aux livres et blogs de graphisme car tout se ressemble dans une déferlante d'images.

. Y a t il quelque chose dont vous soyez spécialement fier ?
Plein de choses, mais en particulier les choses qui ont été atypiques. J'aime ce qui est différent. Des pipes dans une église, faire venir 30 000 personnes avec des affiches blanches, ou designer des bouteilles et verres de la boisson anisée, devenu à Marseille un sport national, sont des choses qui m'excitent. Je n'aurai jamais pensé faire tout cela quand j'ai commencé par dessiner dans la rue.

. Que retenez-vous de ces dernières années de collaboration (festival Marsatac,bouteille 51,Le Monde Magazine... ?
Certains projets sont récurrents depuis bientôt 10 ans et d'autres sont juste un "one shot".
Le point commun entre tous ces projets, excepté la diffusion assez large de chacun, c'est d'abord l'humain. Je me rend compte de l'importance de la relation humaine dans la qualité du résultat obtenu. Le plus difficile n'est pas de réaliser des bons projets. Je cherche d'abord à trouver les interlocuteurs qui me font confiance. 
. Quelles évolutions pour le design graphique constatez-vous ?
Depuis 1970-1975, cette fameuse période de crise, dans laquelle les trentenaires ont toujours vécus, a suscité de nombreuses vocations artistiques. Quitte à ne pas gagner vraiment d'argent, autant faire ce que l'on aime... Il se trouve que les écoles de graphisme pullulent, et même nos clients sont devenus graphistes et piquent les stagiaires. Pour ma part, cette abondance d'images aura peut être eu le mérite d'élargir la culture visuelle des gens et celle de certains décideurs poussiéreux. Certains graphistes, faute de commandes se décident quelques fois à changer de casquette et deviennent leur propre client. La frontière entre client, graphiste, artiste, auteur, et organisateur, est souvent très mince...

. Quel est votre secret ?
La cigarette et pas de sport du tout.

. Les lien :
http://bureaudetabas.wordpress.com/
http://www.tabas.fr/
http://www.evasion.cc/blog/comments/interview-graphiste-tabas/
http://tdme.free.fr/?p=2498
http://www.bloodyloud.com/artist-graphic-designer-cedric-malo-aka-tabas/
http://www.enprovence.fr/rubrique/culture-et-mode_r5/en-place-avec-tabas_a278/1
http://www.trendsnow.net/interview-de-cedric-malo

12/23/2011

Alban Gervais, paygraphisme: designer (version française)

Aujourd'hui déambulons dans l'univers d'un graphiste/ directeur artistique/ indépendant et occasionnellement professeur, Alban Gervais. Il agit principalement dans le domaine de l'édition, mais sa vision va au delà, la conception de son travail est très interactive. Il prépare actuellement un site internet pour un de ses projets personnels (voir la dernière question). Il fait partie de ces graphistes qui fournissent un travail de grande précision sur une réflexion bien développée. Il se remet perpétuellement en question afin de fournir le meilleur de son travail à chaque occasion. L'un de ses premiers travaux professionnel était pour l’APCI (1er visuel sur l'article), ici il a créé "l’eiffelfabet" une typo faite volontairement avec des éléments de la Tour Eiffel pour reconnaitre Paris. Aujourd'hui, il nous explique son travail et ses objectifs. Merci pour ses réponses et visuels.
. Quels étaient vos premiers projets ? Comment votre travail a-t'il évolué depuis ?
Mon premier projet s’est mis en place pendant mon cursus scolaire, notamment lorsque l’on vous laisse aborder obligatoirement une thématique. Face à cette absence de réponses à apporter immédiatement, et considéré de fait comme un auteur-chercheur, j’ai souhaité me confronter aux paysages dans lesquels j’ai grandi (campagne havraise), puis j’ai poursuivis paygraphisme, face à d’autres espaces, traversés, Strasbourg 2003-2005 (www.trameways.net). Je continue sans savoir où vais-je exactement : vers des présentations-installations, performances ou non, animer mes images et/ou constituer des petites publications…

. Avez-vous une influence particulière ?
Mes influences se créent aux grès de rencontres pas si fortuites que cela.
C’est-à-dire qu’il y a des sites recensant ce que je semble aimer.
C’est à la fois terrible de formater ainsi mes yeux, mais il y a parfois des images dîtes actives*, qui m’incite à les retenir pour y revenir. 
C’est une forme de veille iconographique, un réservoir où j’y puise, en fonction des étiquettes que je leur donne, des images d’installations d’art contemporain, de détails typographiques ou des dessins d’architectures. 
J’ai suivi avec une très grande motivation les cours d’histoire de l’art, d’histoire du cinéma et ceux de Pierre Ponant (graphisme).
. Quelle importance accordez-vous à la typo dans un projet ?
J’essaie de jauger l’importance que la typographie aura dans le projet : parce qu’il y a aussi le format, le volume, le choix du papier puis la part accordée aux images et là, la confrontation texte/image inévitablement devra être développée, justifiée puis appréciée… C’est un ingrédient qui doit trouver sa place au sein du projet global. Parfois je veux en faire la pièce maîtresse et je la dessine (typographies de titrage), parfois elle peut ne pas être la priorité mais une des priorités. Pour en retenir une (surtout pour les typographies de labeur), mon regard se focalise sur des détails qui créent une distinction même infimeavec les typographies d’une réelle banalité - Helvetica, Times. (Cf. http://www.bobwilson.co.uk/). J’en acquiert sur www.ourtype.be

.Quelles sont selon vous, les bases d'un graphisme efficace ?
Le graphisme doit susciter l’émotion et provoquer la réflexion.
Je tâche de me lancer le plus souvent possible un défi : le pari d'obtenir des émotions sans avoir besoin de recourir à une forte densité d'éléments décoratifs et symboliques. Ainsi, mesurer la densité des éléments, c’est rechercher un juste équilibre où le hasard peut également avoir son rôle à jouer. Mais le risque du minimalisme est qu’il donne naissance à des formes parfois polissées.
Le biscornu peut aussi servir selon le contexte, et l’hybride, c’est-à-dire le recyclage de formes, s’oppose à cette aseptisation et, potentiellement, agrandie une famille de formes, de propositions, de solutions. L’énigme graphique, elle, nourrit l’imaginaire et titille mes pupilles. Le contre-pied d’un sujet permet de balayer l’ensemble du problème et peut finir par clarifier sa résolution. Beauté du paradoxe.
En somme, transmettre un message clair qui laisse cependant l’ouverture du rebond et de la vacance * est une démarche que je me fixe. Atteindre l’ambiguïté, c’est-à-dire, chasser l’évidence, développer son expérience et révéler la clarté du message demeure la base de mon approche graphique.
Grâce aux moyens donnés (contexte, économie : développement) et l’organisation des formes créées (baroques, simples : composition), je dois aiguiller la rétine du passant.
* François Barré à propos de Roman Cieslewicz

. Quel est votre secret ?
J’aime dialoguer, parler, aborder. Parcourir, fuir puis revenir. Chuchoter, évoquer et déborder. Insinuer, enfermer des formes et m’exprimer. Penser, cacher un sens et exposer. J’aime les arcanes, une estrade, le black-out. Je dois me trahir.
. Des projets pour l'avenir, une exposition peut-être ?
Une exposition / installation / performance vient d’avoir lieue. J’ai eu l’opportunité de montrer des images paygraphiques, le samedi 3 décembre aux Lilas. Dans le cadre du Manuel du Voyageur impénitent, organisé par l’espace Khiasma, j’ai occupé pendant une journée leur espace de stockage,  où les cartons ont été ré-agencés. Situé à l’arrière-cour de l’immeuble dans lequel j’ai vécu 4 ans, c’est ce point précis — un secret dévoilé — qui fait lien avec l’événement : Mon Voisin est un artiste - Paysages trouvés *. Beaucoup de mes secrets ont ainsi été extériorisés et j’ai vraiment apprécié la chose… Je continue de développer avec l’aide d’un ami (A. Manaranche), le site internet www.paygraphisme.net et un travail collaboratif d’animation du paysage.

http://www.evous.fr/Alban-Gervais,1179687.html