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5/22/2012

Dominique Falla: designer, artist (english version)

Dominique Falla is very busy. She does all most everything: Typography, Web Design, Drawing, Painting, Digital Design, Project Management, Teaching, Writing.... Dominique works in a variety of tactile mediums and combines digital creation with analogue output for exhibition and publication. 
She completed her Bachelor of Art, in Graphic Design, and her Masters of Design. She is now undertaking a Doctorate of Visual Arts (DVA) at Griffith University.  Her doctoral research investigates Tactile Typography, for sure she love type! In 2010, Dominique founded the "We Heart" Collective, in which a group of designer/artists collaborate on group exhibitions with shared common themes. She is also a participating designer/artist in the Flat White Spaces project. Now she is a Creative Director, and she evolve on the Design Convener at Griffith University, and contribute to Desktop Magazine online. She just create Postcards from Rome. 

 
.When creating graphics, what do you feel is the most important aspect: Planning, design or implementation... And why?
With my pieces, planning is very important. I can't really change my mind once something is started so for me the planning is VERY important. Obviously the implementation is what most people get to see, so I would say both of them equally.

.What was your favoite project ?
They are all my favourite project when I start and then I hate them all when I'm doing them and then at the end I either love them or hate them still. It's a very passionate relationship I have with my pieces.

.Where do you go for inspiration? 
I write morning pages every morning in my note book. 3 A4 pages of writing and this taps into my subconscious, which helps me generate ideas. 

.Who is your favourite designer? 
I like anyone who uses unusual materials, so Marian Bantjes and Stefan Sagmeister are the two designers most people would know.

.What are the key things that are essential with typography?
Kerning and letter spacing is the most important. Typeface selection, weight and balance is also important. Matching the personality of the typeface with what the message is saying can help to reinforce the message. A balance of legibility and readability.

.What is the number one thing you would like to tell to new designers?
Do something you love and keep working on personal projects. Submit work for competitions, blogs, build online folios, build your social networks, and keep making new work. If you wait for a client to tell you what to do, you will be very depressed very quickly.

Her new project: Postcards from Rome. 
www.postcardsfromromeproject.com I am fund-raising for a typography workshop in Rome (Italy) and people can participate by requesting I make a postcard artwork for them before May 25. This is run by the School of Visual Arts in New York and one of my typography heroes, Lousie Fili is going to be there. Yay!

1/31/2012

Emanuel Cohen: graphiste, designer (version française)


La première production que j'ai vue de ce graphiste était cette vidéo reprenant un monologue du film "À Bout De Souffle". Puis récemment, un packaging a attiré mon attention sur etape.com. Voici ce que je savais avant son interview :
Il est canadien (MONTRÉAL), donc il parle le Français et l’Anglais : ° Il est jeune diplômé d'une des écoles les plus réputées de son pays, UQAM | Université du Québec à Montréal. Il a été embauché pas l'agence Paprika, une firme de design graphique et de stratégie fondée en 1991 . Il est bon en web design (pour son site perso), pour une personne orientée dans le print. Il fait des packagings très sophistiqués pour être vendu dans des grandes surfaces, c'est bien dommage !
Et voici ce que l'on peut savoir sur lui grâce à cette interview. Merci de ses réponses.
. Qu’est ce qui vous a amené vers le design graphique ?
Je ne sais pas si on peut parler de prédisposition, mais ayant mes deux parents eux-mêmes impliqués dans des domaines connexes au design graphique, je ne peux pas dire qu'il y avait du brouillard sur mon chemin. J'ai toujours dessiné, griffonné et esquissé, même étant enfant. En repassant à travers certains de mes cahiers de cours de l'école secondaire (lycée), on retrouve toutes sortes de choses, des lettres, des portraits, des perspectives, tout sauf les notes de cours que j'étais supposé prendre à cette époque. En entrant au CEGEP (équivalent de la 1e et terminal en France), je me suis orienté vers un programme de communications assez vaste, c'est-à-dire que j'ai pu toucher à de divers médiums tels la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, et finalement le design, qui à ce niveau-là était encore plutôt général. Étant la matière qui m'a le plus stimulé, je me suis donc dirigé vers le baccalauréat en design et arts informatiques de l'Université Concordia, et ensuite le baccalauréat en design graphique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), d'où j'ai gradué en 2011.

. Quelle importance accordez-vous à la typo dans un projet ?
Toute. La typo est comme le câblage qui vient faire le lien entre un message à communiqué et un auditoire. La typo apporte une "couleur", une "atmosphère" aux mots, c'est donc ce qui détermine si un message est attrayant, captivant et intéressant. Je pense que cela s'applique tant aux projets publicitaires qu'aux projets de nature éditoriale, dans lesquels la typo est d'une importance capitale : lisibilité, hiérarchie, rythme, et bien sûr elle vient mettre l'accent sur toute la rigueur graphique d'un projet.
. Lorsque vous intervenez sur un message, souhaitez vous lui apportez un certain style qui vous caractérise ou, au contraire, tentez-vous d'être aussi transparent que possible ?
Je ne pense pas que le style est quelque chose d'artificiel, dans le sens où "j'applique mon style", cela voudrait dire qu'on évolue pas et qu'on ne s'enrichit pas. Je n'entend pas par évoluer et enrichir d'être à l'affut des tendances et de les suivre, il y a une légère nuance. Mon approche est plutôt de questionner se qui me sors naturellement, ce que je maitrise, de m'autobousculer et de faire en sorte de ne jamais être trop ou totalement à l'aise avec ce que je fais. J'essaye d'éviter les mêmes recettes pour laisser plus de place à l'expérimentation, donc au progrès. 

. Quelles sont, d’après-vous, les principales différences entre un travail pour le milieu culturel/institutionnel et un travail plus commercial au Canada ?
Parlant d'expérimentation, je pense que c'est un peu le cas pour tout le monde, quand on parle de commercial, il y toujours moins de place pour l'expérimentation, plus de rigidité, etc., les clients commerciaux ne sont pas tous nécessairement comme ça, mais disons que c'est une tendance. Cependant, ce n'est pas une excuse pour se mettre des barrières, il y a toujours moyen de faire des projets corporatifs de haut niveau, c'est d'ailleurs une qualité de pouvoir atteindre de bons résultats avec des projets qui semblent peu stimulants à premier abord. Forcément, les projets de nature culturelle sont souvent plus intéressants dans le sens ou l'approche créative est beaucoup plus libre, mais malgré ça, rien n'est magique.

. Y a-t-il quelque chose de spécial pour vous dans le design graphique Canadien ?
 Je pense qu'il a beaucoup de talent au Québec, on y compte de nombreuses firmes reconnues mondialement dont Paprika et Sidlee, de nombreux individuels ayant travaillé sur de gros mandats internationaux. Même au niveau académique, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) à une excellente réputation pour son programme de design graphique qui accueille chaque année des étudiants européens, j'en ai d'ailleurs côtoyé plusieurs durant mon parcours. Il y a également de très bonnes firmes à Toronto et Vancouver, mais c'est un terrain que je ne connais pas trop.
. Quelle production du monde du design graphique donneriez-vous comme exemple de travail réussi ?
Il y en a… L'identité de Swissair.

12/23/2011

Alban Gervais, paygraphisme: designer (version française)

Aujourd'hui déambulons dans l'univers d'un graphiste/ directeur artistique/ indépendant et occasionnellement professeur, Alban Gervais. Il agit principalement dans le domaine de l'édition, mais sa vision va au delà, la conception de son travail est très interactive. Il prépare actuellement un site internet pour un de ses projets personnels (voir la dernière question). Il fait partie de ces graphistes qui fournissent un travail de grande précision sur une réflexion bien développée. Il se remet perpétuellement en question afin de fournir le meilleur de son travail à chaque occasion. L'un de ses premiers travaux professionnel était pour l’APCI (1er visuel sur l'article), ici il a créé "l’eiffelfabet" une typo faite volontairement avec des éléments de la Tour Eiffel pour reconnaitre Paris. Aujourd'hui, il nous explique son travail et ses objectifs. Merci pour ses réponses et visuels.
. Quels étaient vos premiers projets ? Comment votre travail a-t'il évolué depuis ?
Mon premier projet s’est mis en place pendant mon cursus scolaire, notamment lorsque l’on vous laisse aborder obligatoirement une thématique. Face à cette absence de réponses à apporter immédiatement, et considéré de fait comme un auteur-chercheur, j’ai souhaité me confronter aux paysages dans lesquels j’ai grandi (campagne havraise), puis j’ai poursuivis paygraphisme, face à d’autres espaces, traversés, Strasbourg 2003-2005 (www.trameways.net). Je continue sans savoir où vais-je exactement : vers des présentations-installations, performances ou non, animer mes images et/ou constituer des petites publications…

. Avez-vous une influence particulière ?
Mes influences se créent aux grès de rencontres pas si fortuites que cela.
C’est-à-dire qu’il y a des sites recensant ce que je semble aimer.
C’est à la fois terrible de formater ainsi mes yeux, mais il y a parfois des images dîtes actives*, qui m’incite à les retenir pour y revenir. 
C’est une forme de veille iconographique, un réservoir où j’y puise, en fonction des étiquettes que je leur donne, des images d’installations d’art contemporain, de détails typographiques ou des dessins d’architectures. 
J’ai suivi avec une très grande motivation les cours d’histoire de l’art, d’histoire du cinéma et ceux de Pierre Ponant (graphisme).
. Quelle importance accordez-vous à la typo dans un projet ?
J’essaie de jauger l’importance que la typographie aura dans le projet : parce qu’il y a aussi le format, le volume, le choix du papier puis la part accordée aux images et là, la confrontation texte/image inévitablement devra être développée, justifiée puis appréciée… C’est un ingrédient qui doit trouver sa place au sein du projet global. Parfois je veux en faire la pièce maîtresse et je la dessine (typographies de titrage), parfois elle peut ne pas être la priorité mais une des priorités. Pour en retenir une (surtout pour les typographies de labeur), mon regard se focalise sur des détails qui créent une distinction même infimeavec les typographies d’une réelle banalité - Helvetica, Times. (Cf. http://www.bobwilson.co.uk/). J’en acquiert sur www.ourtype.be

.Quelles sont selon vous, les bases d'un graphisme efficace ?
Le graphisme doit susciter l’émotion et provoquer la réflexion.
Je tâche de me lancer le plus souvent possible un défi : le pari d'obtenir des émotions sans avoir besoin de recourir à une forte densité d'éléments décoratifs et symboliques. Ainsi, mesurer la densité des éléments, c’est rechercher un juste équilibre où le hasard peut également avoir son rôle à jouer. Mais le risque du minimalisme est qu’il donne naissance à des formes parfois polissées.
Le biscornu peut aussi servir selon le contexte, et l’hybride, c’est-à-dire le recyclage de formes, s’oppose à cette aseptisation et, potentiellement, agrandie une famille de formes, de propositions, de solutions. L’énigme graphique, elle, nourrit l’imaginaire et titille mes pupilles. Le contre-pied d’un sujet permet de balayer l’ensemble du problème et peut finir par clarifier sa résolution. Beauté du paradoxe.
En somme, transmettre un message clair qui laisse cependant l’ouverture du rebond et de la vacance * est une démarche que je me fixe. Atteindre l’ambiguïté, c’est-à-dire, chasser l’évidence, développer son expérience et révéler la clarté du message demeure la base de mon approche graphique.
Grâce aux moyens donnés (contexte, économie : développement) et l’organisation des formes créées (baroques, simples : composition), je dois aiguiller la rétine du passant.
* François Barré à propos de Roman Cieslewicz

. Quel est votre secret ?
J’aime dialoguer, parler, aborder. Parcourir, fuir puis revenir. Chuchoter, évoquer et déborder. Insinuer, enfermer des formes et m’exprimer. Penser, cacher un sens et exposer. J’aime les arcanes, une estrade, le black-out. Je dois me trahir.
. Des projets pour l'avenir, une exposition peut-être ?
Une exposition / installation / performance vient d’avoir lieue. J’ai eu l’opportunité de montrer des images paygraphiques, le samedi 3 décembre aux Lilas. Dans le cadre du Manuel du Voyageur impénitent, organisé par l’espace Khiasma, j’ai occupé pendant une journée leur espace de stockage,  où les cartons ont été ré-agencés. Situé à l’arrière-cour de l’immeuble dans lequel j’ai vécu 4 ans, c’est ce point précis — un secret dévoilé — qui fait lien avec l’événement : Mon Voisin est un artiste - Paysages trouvés *. Beaucoup de mes secrets ont ainsi été extériorisés et j’ai vraiment apprécié la chose… Je continue de développer avec l’aide d’un ami (A. Manaranche), le site internet www.paygraphisme.net et un travail collaboratif d’animation du paysage.

http://www.evous.fr/Alban-Gervais,1179687.html